Investisseur

Chaque année, FAIR, France Active et OpinionWay sondent le rapport des Français à l'épargne solidaire. La 5ᵉ édition, publiée le 9 octobre 2026 à l'occasion de la Semaine de la Finance Solidaire (9-15 novembre), dresse un portrait nuancé : une épargne d'abord sécuritaire, mais où l'impact social et environnemental s'impose comme un marqueur générationnel de plus en plus net.
48% des Français déclarent épargner par crainte pour l'avenir.
Pourtant, derrière cette logique de précaution, un signal fort émerge : pour 30% des 18-24 ans et 22 % des 25-34 ans, l'impact social et environnemental est le premier critère de choix d'un produit d'épargne. Chez les 50 ans et plus, ce chiffre tombe à 7%.
La dynamique est encore plus marquée dans les intentions : 80% des 18-24 ans comptent épargner autant ou plus dans les mois à venir (+9 points par rapport à l'an dernier), et 73% d'entre eux considèrent leur épargne comme un « vote sur l'avenir de la société » (+8 points), contre 18% chez les 65 ans et plus.
Le principal frein reste la lisibilité. 63% des Français se disent mal informés sur les produits solidaires. Et pourtant, ils savent déjà quelles causes ils souhaitent soutenir :
L'écart entre la demande et l'offre est donc avant tout un problème d'accès à l'information et de disponibilité des produits.
Pour un particulier qui souhaite allier sécurité et impact, plusieurs canaux existent aujourd’hui. La souscription au capital de PME solidaires via l'IR-PME en est un. La réduction d'impôt à 25% pour les entreprises reconnues Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS) par l'Etat est confirmée jusqu'à fin 2026 par le décret du 20 octobre.
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Le baromètre 2026 dresse un constat : la demande est là, les jeunes générations disent être prêtes. Les prochains mois seront déterminants, en particulier avec le vote définitif du Projet de Loi Finance 2027, qui prévoit de prolonger jusqu’à fin 2027 le taux de réduction d’impôts à 25% pour l'ensemble des souscriptions au capital de PME reconnues ESUS.
Source : 5ᵉ édition du sondage OpinionWay « Les Français et l'épargne solidaire », réalisé pour FAIR et France Active, publié le 9 octobre 2026.

Généraliste
« On ne joue pas avec la nourriture »
Combien de fois avons-nous entendu cette injonction enfantine, lorsque nos parents tentaient d’interrompre une bataille de purée improvisée ?
Derrière cette réprimande se cache une vérité profonde.
Se nourrir, tout comme se loger ou se soigner, relève des besoins primaires de l’humanité, des nécessités vitales auxquelles personne ne peut échapper.
Ces besoins, parce qu’ils conditionnent notre survie, ne peuvent être réduits à de simples marchandises soumises aux aléas du commerce international.
L’Assemblée Nationale a adopté ce 27 novembre 2025 à la quasi-unanimité une résolution invitant le gouvernement à s’opposer à l’accord de libre échange avec le MERCOSUR (Amérique latine). Malheureusement la France n’a pas encore réussi à réunir suffisamment d’alliés européens pour bloquer l’accord.
Plusieurs pays, comme l’Allemagne et l’Espagne, restent favorables au traité, ce qui rend difficile la constitution d’une minorité de blocage au Conseil de l’UE.Pourtant ce projet menace directement le modèle agricole européen, qui repose sur des normes sanitaires et environnementales parmi les plus strictes du monde.
Sommes-nous prêts à sacrifier nos agriculteurs, notre souveraineté alimentaire et nos standards de qualité pour ouvrir des débouchés à l’industrie automobile ?
Cette question n’est pas seulement une affaire de protectionnisme ou de défense corporatiste. Elle touche au cœur de notre rapport à la nourriture. Car derrière les promesses de libre-échange se cache souvent une logique de dumping qui détruit des vies et des écosystèmes.
De plus, notre modèle économique révèle ses contradictions les plus choquantes lorsqu’il s’agit des pesticides. En Europe, nous avons interdit l’usage de nombreux produits toxiques pour protéger notre santé et notre environnement.
Mais ces mêmes pesticides continuent d’être produits et exportés vers des pays tiers, où ils polluent les sols et empoisonnent les populations locales. L’ironie tragique, c’est que ces substances nous reviennent sous forme de résidus dans les produits importés.
Un effet boomerang qui illustre le cynisme d’un système incapable de respecter les limites éthiques qu’il prétend s’imposer.
Le commerce international ne peut plus se faire au mépris de l’humain et de la planète.
Nous ne jouons pas avec la nourriture : c’est une règle que nous enseignons à nos enfants. Il est temps que nos gouvernements en fassent un principe de gouvernance.
L’accord MERCOSUR, dans sa forme actuelle, doit être rejeté. Il est impératif de repenser les règles du commerce mondial pour replacer la souveraineté alimentaire et les droits humains au centre des négociations.
La nourriture ne peut être une banale monnaie d’échange. Elle est un bien vital pour l’humanité comme l’eau, l’air et le logement. Ne l’oublions jamais.
Jean-Jacques Gaudiche, président de Terrafine.

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Généraliste
Les agriculteurs français sont confrontés à une réalité alarmante : leur profession les expose à un risque de suicide nettement supérieur à celui d’autres catégories socio-professionnelles.
Selon Santé Publique France, les personnes âgées de 15 à 64 ans travaillant dans le secteur agricole présentent un risque de suicide accru de 43 % par rapport aux assurés des autres régime.
Cette situation trouve ses racines dans plusieurs facteurs structurels liés au métier d’agriculteur :
Cet état de faits montre que la profession agricole porte une charge émotionnelle et sociale considérable.
C’est parce que nous ne pouvons pas laisser le système actuel broyer celles et ceux qui cultivent nos territoires que Terrafine s’engage pour promouvoir des modèles agricoles solidaires 🌱
Des alternatives existent déjà : il ne manque plus que vous pour les faire vivre et renforcer le lien entre agriculteurs et société 🤝