Généraliste

Tribune par Jean-Jacques Gaudiche
Le projet de loi d’urgence agricole est sur la table. Et avec lui, le risque de reproduire les mêmes erreurs : toujours plus de dépendance aux intrants chimiques, aux banques, aux multinationales de l’agroalimentaire… Toujours plus de pression sur des agriculteurs épuisés, endettés, et dont le métier a perdu son sens.
Une voie où l’agriculteur redevient maître de son destin, où la ferme résiste aux crises, et où le métier redevient une source de fierté et de bonheur.
Vers une agriculture SOUVERAINE et HEUREUSE.
✅ L’autonomie décisionnelle : Le paysan choisit ses cultures, ses méthodes, ses rythmes, sans dépendre des multinationales de l’agrochimie ou des banques.
✅ Le contrôle des moyens de production : Maîtrise du foncier (SAU transmissible), de l’énergie (solaire, biogaz), des intrants (engrais naturels, compost), et des outils (matériel adapté, low-tech).
✅ Une résilience face aux crises : Moins vulnérable aux chocs (prix de l’énergie, pénuries, blocages logistiques comme celui du détroit d’Ormuz).
✅ Un métier épanouissant : Retrouver fierté et sens dans son travail, en étant acteur de son destin plutôt que victime d’un système.
C’est une agriculture où l’agriculteur n’est plus un rouage, mais un artisan de la terre.
Les chiffres parlent :
➡ 36 fermes disparaissent chaque jour (40 000 fermes ont diparu en 3 ans en France -source : INSEE, 2025).
➡ 60 % des agriculteurs déclarent souffrir de stress chronique (enquête MSAS, 2026).
➡ 80 % des aides de la PAC profitent à 20 % des exploitations (rapport Cour des Comptes, 2025).
Et pourtant, les fermes autonomes et diversifiées (agriculture artisane, vente directe, agroécologie) résistent mieux aux crises (sécheresses, hausse des coûts, pandémies).
Elles créent plus d’emplois locaux et dynamisent les territoires ruraux.
Elles répondent à la demande croissante des consommateurs pour des produits sains, locaux et éthiques.
Le problème n’est pas l’agriculture, c’est la dépendance au système agroindustriel qui l’étouffe.
Un pas vers :
🌱 Des fermes viables économiquement (moins de dettes, plus de valeur ajoutée) ;
🌱 Des agriculteurs épanouis (retrouver la fierté de son métier) ;
🌱 Des territoires vivants (emplois, biodiversité, lien social) ;
🌱 Une souveraineté alimentaire réelle (moins de dépendance aux importations et aux crises géopolitiques).
La loi d’urgence pour l’agriculture peut être un tournant.
À nous de faire en sorte qu’elle soutienne enfin ceux qui, chaque jour, nourrissent la France avec passion et résilience.

Généraliste
« On ne joue pas avec la nourriture »
Combien de fois avons-nous entendu cette injonction enfantine, lorsque nos parents tentaient d’interrompre une bataille de purée improvisée ?
Derrière cette réprimande se cache une vérité profonde.
Se nourrir, tout comme se loger ou se soigner, relève des besoins primaires de l’humanité, des nécessités vitales auxquelles personne ne peut échapper.
Ces besoins, parce qu’ils conditionnent notre survie, ne peuvent être réduits à de simples marchandises soumises aux aléas du commerce international.
L’Assemblée Nationale a adopté ce 27 novembre 2025 à la quasi-unanimité une résolution invitant le gouvernement à s’opposer à l’accord de libre échange avec le MERCOSUR (Amérique latine). Malheureusement la France n’a pas encore réussi à réunir suffisamment d’alliés européens pour bloquer l’accord.
Plusieurs pays, comme l’Allemagne et l’Espagne, restent favorables au traité, ce qui rend difficile la constitution d’une minorité de blocage au Conseil de l’UE.Pourtant ce projet menace directement le modèle agricole européen, qui repose sur des normes sanitaires et environnementales parmi les plus strictes du monde.
Sommes-nous prêts à sacrifier nos agriculteurs, notre souveraineté alimentaire et nos standards de qualité pour ouvrir des débouchés à l’industrie automobile ?
Cette question n’est pas seulement une affaire de protectionnisme ou de défense corporatiste. Elle touche au cœur de notre rapport à la nourriture. Car derrière les promesses de libre-échange se cache souvent une logique de dumping qui détruit des vies et des écosystèmes.
De plus, notre modèle économique révèle ses contradictions les plus choquantes lorsqu’il s’agit des pesticides. En Europe, nous avons interdit l’usage de nombreux produits toxiques pour protéger notre santé et notre environnement.
Mais ces mêmes pesticides continuent d’être produits et exportés vers des pays tiers, où ils polluent les sols et empoisonnent les populations locales. L’ironie tragique, c’est que ces substances nous reviennent sous forme de résidus dans les produits importés.
Un effet boomerang qui illustre le cynisme d’un système incapable de respecter les limites éthiques qu’il prétend s’imposer.
Le commerce international ne peut plus se faire au mépris de l’humain et de la planète.
Nous ne jouons pas avec la nourriture : c’est une règle que nous enseignons à nos enfants. Il est temps que nos gouvernements en fassent un principe de gouvernance.
L’accord MERCOSUR, dans sa forme actuelle, doit être rejeté. Il est impératif de repenser les règles du commerce mondial pour replacer la souveraineté alimentaire et les droits humains au centre des négociations.
La nourriture ne peut être une banale monnaie d’échange. Elle est un bien vital pour l’humanité comme l’eau, l’air et le logement. Ne l’oublions jamais.
Jean-Jacques Gaudiche, président de Terrafine.

Investisseur
Libération

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Généraliste
Les agriculteurs français sont confrontés à une réalité alarmante : leur profession les expose à un risque de suicide nettement supérieur à celui d’autres catégories socio-professionnelles.
Selon Santé Publique France, les personnes âgées de 15 à 64 ans travaillant dans le secteur agricole présentent un risque de suicide accru de 43 % par rapport aux assurés des autres régime.
Cette situation trouve ses racines dans plusieurs facteurs structurels liés au métier d’agriculteur :
Cet état de faits montre que la profession agricole porte une charge émotionnelle et sociale considérable.
C’est parce que nous ne pouvons pas laisser le système actuel broyer celles et ceux qui cultivent nos territoires que Terrafine s’engage pour promouvoir des modèles agricoles solidaires 🌱
Des alternatives existent déjà : il ne manque plus que vous pour les faire vivre et renforcer le lien entre agriculteurs et société 🤝