Généraliste

Juillet 2026 restera dans les annales comme le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900. Canicules à répétition, sécheresse historique, incendies dévastateurs : le bilan est lourd, trop lourd pour des milliers d'exploitations qui vacillent.
Selon FranceAgriMer, les rendements des cultures estivales se sont effondrés sur l'ensemble du territoire. Dans certaines régions, les pertes dépassent 50 % des tonnages annuels. Les maraîchers paient le tribut le plus lourd : mâche, salades, carottes, poireaux, échalotes, ail, oignons... des milliers de tonnes perdues.
Le secteur traverse une « crise fourragère » majeure. En ce mois d'août 2026, il n'y a plus assez de foin pour nourrir veaux, vaches et cochons. Les éleveurs ont dû entamer leurs stocks d'hiver avec quatre mois d'avance en moyenne,mettant à mal les trésoreries déjà fragiles pour les agriculteurs qui devront acheter des fourrages pour l’hiver faute de stock suffisant.
Les animaux, eux aussi, souffrent de la chaleur. La production nationale de lait de vache a été réduite de 10 à 15 %. Côté œufs, la production a ralenti et leur calibre a diminué de 1 à 2 grammes. Si ce phénomène est jugé « réversible » par le Comité National pour la promotion de l’Oeuf (CNPO), il pèse sur un marché déjà tendu, créant parfois des tensions locales sur l'approvisionnement.
La filière avicole figure parmi les plus durement touchées. Selon l'interprofession Anvol, entre 2,5 et 3 millions de volailles de chair sont mortes en quelques jours lors des fortes chaleurs de fin juin. La Bretagne concentre plus des deux tiers des pertes, avec environ 6 600 tonnes d'animaux décédés. À l'échelle nationale, ce sont 9 127 tonnes de volailles mortes, saturant les capacités d'équarrissage et compliquant la gestion de crise.
La ministre de l'Agriculture Annie Genevard alerte sur un « effondrement » des productions à venir : dans de nombreux départements, semer est tout bonnement impossible tant les sols sont secs et empêchent toute germination. Légumes de France confirme que beaucoup de productions pour l'automne et l'hiver sont compromises, avec des risques de pénurie.
Plus de 91 000 hectares ont brûlé depuis le début de l'année. L'impact agricole est direct et dévastateur : surfaces de pâturage touchées, parcelles parcourues par les flammes, zones d'élevage ou de stockage fragilisées. Des terres agricoles sont littéralement parties en fumée.
Le ministère de l'Agriculture l'estime : entre 30 000 et 35 000 fermes, soit environ une exploitation sur dix, ont aujourd'hui besoin d'une aide « forte et urgente ». Sans intervention rapide, ces structures risquent de mettre la clé sous la porte.
Face à cette crise, la ministre Annie Genevard a présenté le 4 septembre 2026 un plan de plus d'un milliard d'euros.
Objectif n°1 : éviter un recul brutal des productions faute de trésorerie.
Objectif n°2 : « réarmer la production » pour éviter une perte durable de capacités.
La ministre défend un effort financier, symbole de la solidarité nationale : « Le plan que je présente aujourd’hui répond à ce double défi : il indemnise les pertes exceptionnelles pour éviter les faillites, et il prépare la relance de la production agricole. C’est un effort financier conséquent, symbole de la solidarité nationale et de l’attachement de tous nos concitoyens à l’agriculture française. ».
Pourtant, les syndicats agricoles pointent un dispositif insuffisant et trop lent. Les pertes sur l’ensemble du territoire représenteraient « plus de 10 milliards d’euros », selon Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).
Ce nouveau plan gouvernemental est qualifié de « totalement scandaleux » par Thomas Gilbert, maraîcher et porte-parole de la Confédération paysanne. Pour lui, le gouvernement ne prend pas la mesure de la violence incommensurable de cet été. Il craint que de nombreuses fermes ne mettent la clé sous la porte, au profit de l’agro-industrie.
L'été 2026 reste la preuve qu'un débat de fond doit être mené d'urgence : des mesures ponctuelles ne pourront pas régler à terme cette crise structurelle aggravée par le changement climatique.
Au-delà des aides de l’État, nous, citoyens, avons un rôle à jouer pour aider nos agriculteurs. Et cela commence par placer son épargne dans des terres agricoles pour soutenir les agriculteurs en difficultés.
Chaque euro investi est un soutien direct à nos agriculteurs. Avec Terrafine, c'est accessible à partir de 100 €, et une réduction d’impôts de 25% est possible jusqu’au 30 septembre.
L'urgence est là. Nos agriculteurs ont besoin de nous maintenant.

Généraliste
« On ne joue pas avec la nourriture »
Combien de fois avons-nous entendu cette injonction enfantine, lorsque nos parents tentaient d’interrompre une bataille de purée improvisée ?
Derrière cette réprimande se cache une vérité profonde.
Se nourrir, tout comme se loger ou se soigner, relève des besoins primaires de l’humanité, des nécessités vitales auxquelles personne ne peut échapper.
Ces besoins, parce qu’ils conditionnent notre survie, ne peuvent être réduits à de simples marchandises soumises aux aléas du commerce international.
L’Assemblée Nationale a adopté ce 27 novembre 2025 à la quasi-unanimité une résolution invitant le gouvernement à s’opposer à l’accord de libre échange avec le MERCOSUR (Amérique latine). Malheureusement la France n’a pas encore réussi à réunir suffisamment d’alliés européens pour bloquer l’accord.
Plusieurs pays, comme l’Allemagne et l’Espagne, restent favorables au traité, ce qui rend difficile la constitution d’une minorité de blocage au Conseil de l’UE.Pourtant ce projet menace directement le modèle agricole européen, qui repose sur des normes sanitaires et environnementales parmi les plus strictes du monde.
Sommes-nous prêts à sacrifier nos agriculteurs, notre souveraineté alimentaire et nos standards de qualité pour ouvrir des débouchés à l’industrie automobile ?
Cette question n’est pas seulement une affaire de protectionnisme ou de défense corporatiste. Elle touche au cœur de notre rapport à la nourriture. Car derrière les promesses de libre-échange se cache souvent une logique de dumping qui détruit des vies et des écosystèmes.
De plus, notre modèle économique révèle ses contradictions les plus choquantes lorsqu’il s’agit des pesticides. En Europe, nous avons interdit l’usage de nombreux produits toxiques pour protéger notre santé et notre environnement.
Mais ces mêmes pesticides continuent d’être produits et exportés vers des pays tiers, où ils polluent les sols et empoisonnent les populations locales. L’ironie tragique, c’est que ces substances nous reviennent sous forme de résidus dans les produits importés.
Un effet boomerang qui illustre le cynisme d’un système incapable de respecter les limites éthiques qu’il prétend s’imposer.
Le commerce international ne peut plus se faire au mépris de l’humain et de la planète.
Nous ne jouons pas avec la nourriture : c’est une règle que nous enseignons à nos enfants. Il est temps que nos gouvernements en fassent un principe de gouvernance.
L’accord MERCOSUR, dans sa forme actuelle, doit être rejeté. Il est impératif de repenser les règles du commerce mondial pour replacer la souveraineté alimentaire et les droits humains au centre des négociations.
La nourriture ne peut être une banale monnaie d’échange. Elle est un bien vital pour l’humanité comme l’eau, l’air et le logement. Ne l’oublions jamais.
Jean-Jacques Gaudiche, président de Terrafine.

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Généraliste
Les agriculteurs français sont confrontés à une réalité alarmante : leur profession les expose à un risque de suicide nettement supérieur à celui d’autres catégories socio-professionnelles.
Selon Santé Publique France, les personnes âgées de 15 à 64 ans travaillant dans le secteur agricole présentent un risque de suicide accru de 43 % par rapport aux assurés des autres régime.
Cette situation trouve ses racines dans plusieurs facteurs structurels liés au métier d’agriculteur :
Cet état de faits montre que la profession agricole porte une charge émotionnelle et sociale considérable.
C’est parce que nous ne pouvons pas laisser le système actuel broyer celles et ceux qui cultivent nos territoires que Terrafine s’engage pour promouvoir des modèles agricoles solidaires 🌱
Des alternatives existent déjà : il ne manque plus que vous pour les faire vivre et renforcer le lien entre agriculteurs et société 🤝