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Qu'elle dorme sur un Livret A, un compte courant ou une assurance-vie, votre épargne ne reste jamais inactive. Les banques et les assureurs l'utilisent chaque jour pour financer des projets et des entreprises. Le problème ? Une partie de cet argent finance les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par le charbon. La bonne nouvelle : il existe une alternative concrète, la finance solidaire, qui remet votre épargne au service d’un monde plus juste.
Crédit photo : Dominik Vanyi
Le Livret A est une épargne réglementée dont les fonds sont centralisés à la Caisse des Dépôts. Officiellement, les fonds du Livret A sont utilisés pour financer les logements sociaux (HLM) et le « renouvellement urbain »(1). C'est précisément ce cadre est sensé rendre le Livret A rassurant.
Or, une partie des fonds du Livret A sont placés sur les marchés financiers et la Caisse des Dépôts n’a aucune obligation de révéler quelles entreprises sont financées. L’opacité est totale.
Concernant vos économies placées sur des assurance-vie, elles sont investies sur les marchés financiers, au gré des choix des banques et des assureurs, souvent sans que vous en soyez informé. Et c'est là que le bât blesse.
Votre épargne peut constituer un levier d'action climatique majeur, à condition d'exiger qu'elle cesse d'alimenter les énergies fossiles (Reclaim Finance, L'épargne, un levier d'action climatique).
Face à la pression citoyenne, les banques européennes ont affiché de belles politiques de sortie du charbon. Il y a une dizaine d'années, plus de 70 institutions financières ont refusé de financer les mines de charbon thermique du bassin de Galilée en Australie, bloquant ainsi son développement.
Mais entre les promesses et les actes, l'écart reste énorme. Reclaim Finance a montré que les grandes banques françaises continuent de soutenir des entreprises développant de nouvelles mines ou centrales (Mitsubishi, Posco, Glencore), sans date de sortie alignée sur +1,5 °C (2).
Tout le monde parle du charbon thermique (celui qu'on brûle pour l'électricité). Mais il existe un second charbon, souvent oublié : le charbon métallurgique, indispensable à la fabrication de l'acier. Présenté comme « moins nocif », il masque en réalité un coût climatique supérieur.
Le rapport « L’hypocrisie du charbon » (Reclaim Finance, octobre 2026) révèle ce « deux-poids-deux-mesures » :
19 banques européennes ont apporté plus de 30,3 milliards de dollars à des entreprises prévoyant de développer l’exploitation du charbon métallurgique dans le bassin de Bowen (Australie) entre 2021 et 2025. Toutes restreignent le charbon thermique, mais seules 7 encadrent le métallurgique, et pas une seule n'exclut les entreprises qui le développent (or c'est ainsi que ces mines sont financées)
cette expansion menace de libérer jusqu'à 800 millions de tonnes de CO₂ par an, plus du double des émissions énergétiques et industrielles de l'Australie.
Vous avez bien lu. Deux grandes banques françaises ont chacune accordé 133 millions d’euros de financements à RWE, l’entreprise qui exploite la plus grande mine de charbon d’Allemagne, entre 2016 et 2018. Aujourd’hui, cinq grandes banques françaises comptent encore parmi les investisseurs de RWE. Au-delà d’un bilan carbone désastreux, cette mine de charbon continue de s’agrandir et de démolir le village voisin pour garantir son développement. Le coût écologique et social est énorme.
Placement préféré des Français, l'assurance-vie investit les cotisations sur les marchés financiers, y compris dans les énergies fossiles. Reclaim Finance lui a consacré un rapport entier, « L'assurance-vie à l'ère de l'urgence climatique », pointant l'écart entre promesses climat et portefeuilles réels. Le message est clair : les engagements affichés ne suffisent pas, il faut regarder en détail où va l'argent.
La finance solidaire vous redonne le contrôle. Vous savez exactement où va votre argent et vous refusez les projets climaticides. C'est l'approche de Terrafine, qui oriente l'épargne de ses clients vers l'accompagnement d'agriculteurs en difficulté pour pérenniser leur exploitation.
Terrafine, c'est :
✅ un placement transparent qui ne finance pas le changement climatique ;
✅ un investissement solidaire qui aide réellement les agriculteurs ;
✅ -25 % de réduction d'impôts sur votre placement financier. (3)
Placée comme hier, votre épargne entretient le monde d'hier. Placée dans la finance solidaire, elle construit un monde plus juste et responsable.
La vraie question n'est plus seulement « combien rapporte mon épargne ? », mais « que finance-t-elle ? ».
Notes
(1) « En pratique, la Caisse des dépôts et consignations utilise la ressource du livret A pour prêter de l’argent aux organismes du logement social : offices publics d'aménagement et de construction (OPAC), offices publics de l'habitat (OPH), entreprises sociales pour l’habitat (ESH). » « Mais la Caisse n’utilise pas toute la ressource du livret A, essentiellement parce que le coût de la ressource (taux du livret + taux de commissionnement) peut être sensiblement supérieur aux taux des prêts. Au lieu de financer l’intégralité des fonds, la direction des fonds d’épargne pourra par exemple choisir de placer sur les marchés financiers, espérant une plus forte rentabilité. », Ministère de l’Economie, https://www.economie.gouv.fr/facileco/quoi-servent-les-fonds-du-livret#
(2) Objectif de l'Accord de Paris en 2015 de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.
(3) Réduction d’impôts de -25% sur le montant investi jusqu’au 31 décembre 2026, et sous réserve du renouvellement du dispositif dit « Madelin » ou « IR-PME » passé cette date.
Sources

Généraliste
« On ne joue pas avec la nourriture »
Combien de fois avons-nous entendu cette injonction enfantine, lorsque nos parents tentaient d’interrompre une bataille de purée improvisée ?
Derrière cette réprimande se cache une vérité profonde.
Se nourrir, tout comme se loger ou se soigner, relève des besoins primaires de l’humanité, des nécessités vitales auxquelles personne ne peut échapper.
Ces besoins, parce qu’ils conditionnent notre survie, ne peuvent être réduits à de simples marchandises soumises aux aléas du commerce international.
L’Assemblée Nationale a adopté ce 27 novembre 2025 à la quasi-unanimité une résolution invitant le gouvernement à s’opposer à l’accord de libre échange avec le MERCOSUR (Amérique latine). Malheureusement la France n’a pas encore réussi à réunir suffisamment d’alliés européens pour bloquer l’accord.
Plusieurs pays, comme l’Allemagne et l’Espagne, restent favorables au traité, ce qui rend difficile la constitution d’une minorité de blocage au Conseil de l’UE.Pourtant ce projet menace directement le modèle agricole européen, qui repose sur des normes sanitaires et environnementales parmi les plus strictes du monde.
Sommes-nous prêts à sacrifier nos agriculteurs, notre souveraineté alimentaire et nos standards de qualité pour ouvrir des débouchés à l’industrie automobile ?
Cette question n’est pas seulement une affaire de protectionnisme ou de défense corporatiste. Elle touche au cœur de notre rapport à la nourriture. Car derrière les promesses de libre-échange se cache souvent une logique de dumping qui détruit des vies et des écosystèmes.
De plus, notre modèle économique révèle ses contradictions les plus choquantes lorsqu’il s’agit des pesticides. En Europe, nous avons interdit l’usage de nombreux produits toxiques pour protéger notre santé et notre environnement.
Mais ces mêmes pesticides continuent d’être produits et exportés vers des pays tiers, où ils polluent les sols et empoisonnent les populations locales. L’ironie tragique, c’est que ces substances nous reviennent sous forme de résidus dans les produits importés.
Un effet boomerang qui illustre le cynisme d’un système incapable de respecter les limites éthiques qu’il prétend s’imposer.
Le commerce international ne peut plus se faire au mépris de l’humain et de la planète.
Nous ne jouons pas avec la nourriture : c’est une règle que nous enseignons à nos enfants. Il est temps que nos gouvernements en fassent un principe de gouvernance.
L’accord MERCOSUR, dans sa forme actuelle, doit être rejeté. Il est impératif de repenser les règles du commerce mondial pour replacer la souveraineté alimentaire et les droits humains au centre des négociations.
La nourriture ne peut être une banale monnaie d’échange. Elle est un bien vital pour l’humanité comme l’eau, l’air et le logement. Ne l’oublions jamais.
Jean-Jacques Gaudiche, président de Terrafine.

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Généraliste
Les agriculteurs français sont confrontés à une réalité alarmante : leur profession les expose à un risque de suicide nettement supérieur à celui d’autres catégories socio-professionnelles.
Selon Santé Publique France, les personnes âgées de 15 à 64 ans travaillant dans le secteur agricole présentent un risque de suicide accru de 43 % par rapport aux assurés des autres régime.
Cette situation trouve ses racines dans plusieurs facteurs structurels liés au métier d’agriculteur :
Cet état de faits montre que la profession agricole porte une charge émotionnelle et sociale considérable.
C’est parce que nous ne pouvons pas laisser le système actuel broyer celles et ceux qui cultivent nos territoires que Terrafine s’engage pour promouvoir des modèles agricoles solidaires 🌱
Des alternatives existent déjà : il ne manque plus que vous pour les faire vivre et renforcer le lien entre agriculteurs et société 🤝